Photos du mois de juin 2018

lundi 4 juin 2018 par WOLF Didier (Bénévole)

Eglantier des chiens (Rosa canina) : Rosier sauvage dont les épines sont très agressives. Le cynorrhodon est très riche en sucres et en vitamine C. On en fait des confitures. Les fruits (akènes) et les poils contenus à l’intérieur du cynorrhodon ont un effet très irritant au niveau de la peau et de la muqueuses. Leur contact provoque des démangeaisons insupportables (utilisation comme poil à gratter) et leur ingestion provoque un prurit anal très important (d’où le nom de gratte-cul). C’est à cause de ce fort pouvoir irritant qu’on classe parfois les cynorrhodons dans les fruits faiblement toxiques. En forêt l’espèce est très appréciée par les chevreuils. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/ Fabrice CADILLON.

Glaïeul sauvage (Gladiolus sp.) : 2-3 hampes roses parmi les graminées, en bordure de prairie herbeuse, une belle messicole vivace de la famille des Iridacées. Trois espèces sont notées dans la flore locale (preservons-la-nature.fr) : le Glaïeul des moissons (G. italicus) à anthères un peu plus longues que le filet, le Glaïeul de Byzance (G. xbyzantinus) et le Glaïeul commun (G. communis) à anthères plus courtes que le filet, entre autres différences difficiles à appréhender. Celui-ci gardera pour moi son mystère et le souvenir d’une rencontre rare. Réjane Pâquereau.

Ornithogale des Pyrénées (Ornithogalum pyrenaicum) : Aussi appelée asperge des bois ou aspergette. On la rencontre dans les prairies, les talus, et les bois clairs, jusqu’à 1 200 m d’altitude, presque dans toute la France. Elle peut se consommer comme une asperge tant que les boutons ne se sont pas ouverts. Source : https://fr.wikipedia.org/ Fabrice CADILLON.

Marguerite commune (Leucanthemum vulgare) : On l’aime un peu, beaucoup, passionnément… Très commune, elle se rencontre dans les prés, accotements, bois clairs, sur substrat calcaire à légèrement acide et ne craint pas le manque d’eau. Source : https://fr.wikipedia.org/ Fabrice CADILLON.

Silène dioïque ou Compagnon rouge (Silene dioica) : Son nom scientifique du latin "silène" et du grec "dioica=di oikos" (deux maisons) fait allusion à la séparation des fleurs mâles et femelles. Fleurs mâles et femelles sont portée par des pieds différents. Cette plante fleurie d’avril à septembre. Ses fleurs sont inodores mais de toute beauté. Elle apprécie particulièrement les prairies grasses ou humides, les chemins creux, les fossés et les rives des cours d’eau. Danièle RAINAUD.

Géranium sanguin (Geranium sanguineum L.) : Cette plante herbacée vivace, appartenant à la famille des Géraniacées, affectionne les lisières forestières et clairières thermophiles ; toutefois, elle peut s’installer aussi sur les talus routiers et a une nette préférence pour les sols calcaires ou légèrement acides. Elle croît en pleine lumière ou à mi-ombre. Cette belle espèce aux fleurs rose-foncé est souvent accompagnée du grémil pourpre-violet, du trèfle intermédiaire, de la campanule raiponce, de la mélitte à feuilles de mélisse, de la gesse noire, etc… formant ainsi le cortège des ourlets forestiers. Son milieu de prédilection aux floraisons abondantes, est très apprécié par les insectes qui ne fréquentent plus les champs cultivés désherbés. Malheureusement, ce géranium et ses plantes compagnes sont trop souvent malmenés par les méthodes d’exploitation forestière et la fauche drastique des talus routiers, qui constituent entre-autres de véritables menaces pour cet habitat. Albert & Monique BRUN.

Campanule à feuilles de pêcher (Campanula persicifolia L.) : Cette plante herbacée vivace atteint 0,40 à 0,80 mètre de hauteur. Ses fleurs forment une grappe de deux à six grandes fleurs bleu clair largement ouvertes et inclinées vers le haut, à corolle bleue en cloche. Ses feuilles sont glabres, longues et fines, faiblement dentées ou lisses. Sa floraison s’étale de mai à août selon les régions ; sa période de floraison peut être réduite en fonction de la sécheresse estivale. Cette belle Campanulacée pousse en demi-ombre, souvent en situation chaude, sur sols basiques à faiblement acides, en lisières de forêts et clairières, dans les haies, et également sur des talus et des rochers. En Charente, elle est rare et sa floraison est fluctuante selon les printemps à faible ou forte pluviométrie et en raison des fauchages tardifs sur les bermes où elle pousse. Albert & Monique BRUN.

Lin d’Autriche (Linum austriacum L. subsp. collinum (Boiss.) Nyman.) : Cette plante annuelle croît sur des pelouses calcicoles et plus particulièrement sur les plateaux calcaires d’Angoulême. Lorsque sa floraison est abondante comme cette année, ce lin, aux grandes fleurs bleues, enrichit magnifiquement ces sols pauvres et caillouteux. Associé à la Sabline des chaumes, au Buplèvre du Mont Baldo, à la Crutianelle à feuilles étroites, à l’Euphorbe fluette, au Micrope dressé, etc… , il représente un habitat rare et protégé, notamment par le Conservatoire d’Espaces naturels dans notre région (CEN). NB : Le lin d’Autriche, comme d’autres lins, sont en cours d’étude et leur détermination risque de changer prochainement. Albert & Monique BRUN. Claix 19 mai 2018

Nénuphar blanc (Nymphaea alba) : Les fleurs du nymphéa sont blanches. Leur pollinisation est assurée par les insectes, surtout par les mouches. Les pétales tombent alors au bout d’une semaine et le pédoncule floral s’enroule en spirale sous la surface. Les fleurs s’épanouissent de juin à septembre. Il pousse dans les eaux dormantes à fond vaseux. La profondeur en eau ne doit pas dépasser 3 m. Il est présent dans les rivières et ruisseaux à faible débit, les canaux, fossés profonds, lacs et bassins. Il affectionne les eaux fraîches, riches en éléments nutritifs. Source:Les principaux végétaux aquatiques du Sud-Ouest de la France, Agence de l’Eau Adour Garonne. Didier WOLF.

Orchis pourpre (Orchis purpurea) : Orchidée robuste et de belle taille (jusqu’à 80 cm), voici une espèce que l’on repère aisément dans les pâtures sur sol non acide. On la reconnaît aisément à son casque rouge sombre à brunâtre et son large labelle blanc ponctué de pourpre. Du fait de sa floraison en mai, c’est l’une des espèces les plus communément appelées "Pentecôtes", hélas encore trop souvent cueillie ! Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée (Collection Parthénope). Fabrice CADILLON.

Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) : Cette orchidée qui fleurit en mai-juin colonise facilement les terrains de préférence calcaires, des coteaux ses dénudés aux prairies détrempées, ce qui en fait une plante relativement commune pour le Poitou-Charentes. Ces orchidées hébergent régulièrement des Thomises replets (Thomisus onustus) : ces araignées-crabes pratiquent la chasse à l’affût. Elles se camouflent en adaptant en quelques jours la couleur de leur corps à la couleur des fleurs sur lesquelles elles sont en attente de proies, un comportement qui leur permet de surprendre leurs proies (les pollinisateurs) et les protège des oiseaux prédateurs. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée ; éd. Bioptope et https://fr.wikipedia.org/ Fabrice CADILLON.

Orchis verdâtre (Platanthera chlorantha) : Est une orchidée robuste avec une inflorescence souvent lâche de couleur verdâtre, comme son nom l’indique. Disséminée dans toute la région, cette plante affectionne les terrains calcaires, aussi bien secs qu’humides dans des zones souvent dégagées. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée ; éd. Bioptope. Fabrice CADILLON.

Orchis des bruyères (Dactylorhiza maculata subsp. ericetorum) : Cette orchidée s’épanouit de la mi-mai à fin juin dans les "brandes" (des landes à genêts dont le sol est acide). Lorsqu’elle est présente, comme ici aux brandes de Soyaux, elle est souvent très abondante. Source : Les orchidées de Poitou-Charentes et de Vendée ; éd. Bioptope. Fabrice CADILLON.

Ophrys frelon (Ophrys fuciflora) : Bien que le nom latin fasse référence au frelon, le labelle trapu et velu de cet Ophrys rappelle plutôt l’abdomen d’un bourdon. Robuste et imposant, L’Ophrys fuciflora dresse sa hampe ornée de deux à cinq fleurons au labelle étalé. Les feuilles sont larges, épaisses et allongées. Les sépales roses ou verts sont arrondis, les pétales courts et trapus. Dans l’ouest de la France, les stations sont rares, peuplées seulement de quelques individus. Le labelle est entier, presque carré, avec un appendice large dirigé vers l’avant ; brun rougeâtre, il combine une macule en X ou en H avec des ocelles plus ou moins fermés. Source : SFO-PCV (Société Française d’Orchidophilie de Poitou-Charentes et Vendée). Didier WOLF.

Triton crêté femelle (Triturus cristatus) : C’est un Urodèle de grande taille, mâle 115 à 140 mm, femelle 120 à 145 mm. La peau dorsale est granuleuse, sans sillon costaux ni glandes apparentes. La coloration de la face supérieure du corps est brun noir, et recouverte de granulations blanchâtres sur les flancs. Le ventre est jaune vif fortement ponctué de noir et la gorge noirâtre. Est en déclin en limite de répartition (Bretagne, Limousin, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes). Son habitat terrestre se compose habituellement de zones de boisement, de haies et de fourrés à quelques centaines de mètres au maximum du site de reproduction le plus proche. Il se reproduit dans des points d’eau stagnante. Est protégé en France. Source:Les amphibiens de France, Belgique & lLuxembourg. Collection Parthénope. Didier WOLF.

Andrène cendrée (Andrena cineraria) : Une jolie petite abeille noire et blanche, visible dès le mois de mars, butineuse infatigable comme ici sur Pissenlit (Taraxacum sp.), une des plantes à fleurs source de nectar et de pollen pour cette espèce. Les Abeilles des sables (du genre Andrena, plus de 200 espèces en Europe) récoltent le pollen à l’aide de flocculi : des poils recourbés situés à la base des pattes postérieures. Leur nidification est terricole : une galerie creusée dans le sol et conduisant à un "bouquet" de logettes d’élevage, un oeuf unique ainsi qu’une réserve de nourriture, le tout déposé dans chaque loge. Les nids de l’Andrène cendrée sont isolés et bien cachés sous les touffes de graminées, sous les feuilles, souvent à l’ombre, un moyen peut-être d’échapper à son "Abeille-coucou", du genre Nomada. Andrena cineraria est une espèce printanière, hôte des milieux ouverts et des habitats fleuris, un pollinisateur essentiel comme toutes ses congénères, Abeilles sociales ou solitaires. Réjane Pâquereau.

Frelon européen (Vespa crabro) : Est un gros hyménoptère qui construit des nids en carton, se nourrit du nectar des fleurs et d’insectes variés. Il est donc plutôt utile au jardin, et contrairement à son homologue asiatique, il ne s’attaque presque pas aux abeilles méllifères de nos ruchers. Au printemps, une reine frelon commence seule à construire son nid en raclant du bois mort, qui, mélangé à sa salive, va lui permettre de construire un petit nid en carton. Elle construit alors quelques cellules, pond ses premiers oeufs et nourrit seule les premières larves en leur apportant des insectes morts qu’elle chasse sur le feuillage des plantes. Lorsque les premières ouvrières frelons se sont développées, elles remplacent la reine dans les activités de construction du nid et de chasse. La reine reste alors à l’intérieur du nid et pond de nombreux oeufs. Elle produit non seulement des ouvrières stériles, mais aussi des mâles et des femelles capables de se reproduire. Les femelles et les mâles s’envolent à la fin de l’été pour chercher un partenaire pour la reproduction. Après s’être accouplées, ces nouvelles reines cherchent une cachette pour passer l’hiver. Le plus souvent, elles se cachent dans des galeries creusées par des coléoptères xylophages dans les arbres tombés au sol. Il n’est vraiment pas très agressif. Lorsqu’il est loin de son nid, il préfèrere fuir plutôt qu’attaquer, écartez-vous en doucement si vous le croisez et il devrait vous laisser tranquille. Les frelons deviennent agressifs si l’on rentre dans un périmètre inférieur à une dizaine de mètre de leur nid ou si l’on touche à leur nid. Source : http://www.myrmecofourmis.fr/ Didier WOLF.

Petit Capricorne (Cerambyx scopolii) : Entièrement noir, pronotum et élytres nettement granuleux et de longues antennes typiques des Cérambycidés ou Longicornes. Les antennes sont plus longues que le corps chez le mâle et serviraient de balancier lors du vol selon certains auteurs. Espèce diurne, le Petit Capricorne apprécie particulièrement les endroits exposés en plein soleil et il est possible de le rencontrer butinant pollen et nectar sur les fleurs d’Aubépine, de Sureau ou d’Ombellifères. Les femelles pondent dans les écorces de diverses espèces de feuillus et les larves, xylophages, se développent sous l’écorce pendant 2 ans avant nymphose. Les dégâts occasionnés sont dits insignifiants. Aucun danger pour les charpentes par exemple, le Capricorne des maisons, c’est Hylotrupes bajalus. Des 4 espèces du genre Cerambyx présentes en France, C. scopolii est le plus petit, le seul à avoir les élytres entièrement noirs, les 3 autres présentant une coloration rougeâtre à leur extrémité. Parmi eux, Cerambyx cerdo, le Grand Capricorne des chênes est une espèce en régression désormais menacée, classée VU (Vulnérable) dans la Liste rouge mondiale de l’UICN. Réjane Pâquereau.

Petit capricorne (Cerambyx scopolii) : Grand coléoptère de la famille des longicornes (= grandes antennes). Ses larves sont xylophages mais l’adulte se nourrit de pollen. Bien que proche du Grand capricorne (Cerambyx cerdo), ses larves ne causent pas de dégâts dans les habitations. Fabrice CADILLON.

Cardinal à tête rouge (Pyrochroa serraticornis = couleur de feu, aux antennes dentées) : Entièrement rouge-orangé, il est aisément repérable sur la végétation basse, à l’occasion sur les fleurs. L’insecte appartient aux Pyrochroïdés, une petite famille de Coléoptères (3 espèces en France) qui apprécie les lieux plutôt frais et semi-ombragés, les chemins forestiers, les bords de rivière végétalisés. Leurs larves ressemblent à des Scolopendres et vivent sous les écorces décollées des arbres morts ou abattus. Elles sont carnassières et s’attaquent aux larves d’autres insectes comme les Cérambycidés ou les Buprestes, se dévorant même entre elles en cas de disette. Dans la région, nos deux "Cardinaux", Pyrochroa coccinea, plus grand et à tête noire et Pyrochroa serraticornis, à tête rouge seraient assez facilement observables, de mai à juin, partageant les mêmes milieux, peu farouches mais vite envolés ! Réjane Pâquereau.

Téléphore sombre (Cantharis fusca), à pronotum rouge avec une tache noire à l’avant, élytres noirs, fémurs noirs, à distinguer bien sûr du Téléphore moine (Cantharis rustica), à tache noire plus centrale sur le pronotum et fémurs avec des zones rouges… Ce ne sont là que 2 espèces encore relativement communes parmi les nombreux Cantharidés, des coléoptères au corps allongé, mou, à bords presque parallèles. Le Téléphore fauve (Cantharis fusca), brun-roux avec l’extrémité des élytres noire, est un autre représentant de la famille, vu souvent sur les Euphorbes ou les Ombellifères où il se reproduit. Les adultes sont à la fois floricoles et carnivores, se nourrissant de pollen et de petits insectes, leurs larves elles sont essentiellement carnivores, dévorant escargots, pucerons, chenilles et autres insectes à corps mou, pour la plupart des ravageurs. Ce qui fait d’eux de précieux alliés dans la lutte biologique contre certains nuisibles. Réjane Pâquereau.

Empuse pennée (Empusa pennata) : Voici un insecte à la dégaine unique en son genre ! Ses grands yeux et sa tête triangulaire surmontée d’une grande paire d’antennes lui ont valu le surnom de "diablotin". Les formes larvaires et adultes sont très proches mais les adultes se distinguent facilement, comme ici, à la présence de grandes ailes rappelant quelque peu la Mante religieuse (Mantis religiosa). Comme cette dernière, l’Empuse pennée joue la carte du camouflage pour chasser d’autres insectes à l’affût. Fabrice CADILLON.

Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) : A mi-chemin entre le papillon et la libellule, cet insecte particulier est assez grand avec une envergure allant de 45 à 55 mm. Carnivore l’Ascalaphe se nourrit essentiellement de Diptères qu’il capture en vol. Il fréquente les milieux ouverts à semi-ouverts, chauds secs bien exposés comme les pelouses sèches, parsemés de buissons. Cette espèce pourrait souffrir des effets de la fermeture de ces milieux de prédilection. Danièle RAINAUD.

Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) : Contrairement à ce que leur nom scientifique semble indiquer, il ne s’agit pas d’une libellule, ni d’un papillon, avec lesquels il peut être confondu de loin. Contrairement aux libellules ou aux papillons de jour, les ascalaphes ont leurs ailes en toit en position de repos. On observe sur ces photos un accouplement ainsi qu’une ponte sur une tige sèche. Les accouplements sont spectaculaires car ils peuvent donner lieu au regroupement de 2, 3 voire 4 individus ! Les oeufs sont pondus un par un et sont accrochés de part et d’autre de la tige. Fabrice CADILLON.

Anax empereur (Anax imperator) : Patrouillant inlassablement de la surface des étangs à la cime des arbres, il explore sans relâche son environnement. Les mâles chargent à vue leurs rivaux et n’hésitent pas à traverser un étang pour poursuivre une femelle. Long de huit centimètres et se déplaçant beaucoup, il passe difficilement inaperçu. Le thorax uniformément vert est caractéristique de l’espèce. Les mâles et les femelles âgées ont un abdomen bleu. Les femelles plus jeunes sont vertes. Contrairement à beaucoup d’espèces d’odonates, le dymorphisme sexuel est assez peu évident. Les femelles possèdent un ovipositeur. Source : http://www.libellulesmaizieres.fr Didier WOLF.

Gomphe à pattes noires (Gomphus vulgatissimus) : ou Gomphe vulgaire est plus robuste et plus sombre que ses congénères avec un abdomen épaissi en massue. Il est de coloration noire et jaune. Ses pattes sont entièrement noires. Il fréquente les rivières et les ruisseaux à courant modéré et à fond sableux. Il évite les cours d’eau trop rapides à fond pierreux. On le trouve localement dans les réservoirs, les gravières et les grands lacs. Vols d’avril à juin dans le sud. Source : Guide des libellules de France et d’Europe, Les guides du naturaliste. Didier WOLF.

Cordulie bronzée (Cordulia aenea) : Les cordulies sont des libellules de coloration vert-métallique dont l’identification est parfois délicate : ces libellules sont en effet le plus souvent observées en vol et ont tendance à se poser haut dans les arbres. Le mâle possède un abdomen dont l’extrémité est élargie en forme de massue. Elle possède une aire de répartition qui s’étend de l’ouest au nord de l’Europe jusqu’à la Sibérie et l’Asie. A l’exception de la région méditerranéenne et de la Corse, elle est bien répartie en France. Au XIXe siècle, cette cordulie était considérée comme commune par Martin (1888) dans le Poitou. Aujourd’hui, en Poitou-Charentes, elle est présente dans les 4 départements mais avec une répartition fragmentée. En Charente-Maritime, Cordulia aena est localisée à quelques secteurs de Haute-Saintonge, aux Landes de Cadeuil et à l’est du Marais poitevin. Dans les Deux-Sèvres, elle est peu commune mais présente dans le Bressuirais et la Gâtine. La répartition de l’espèce semble plus homogène en Vienne et en Charente. Cette espèce a été recensée sur 117 communes (10 %). Source : Poitou-Charente-Nature. Didier WOLF.

Leucorrhine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) : Espèce eurosibérienne, cette leucorrhine est peu commune sur l’ensemble de son aire de répartition en particulier dans le sud et l’ouest de l’Europe où les noyaux de population se présentent en aires disjointes. En France, les populations de Leucorrhine à large thorax sont relativement isolées et réparties sur une vingtaine de départements. En Poitou-Charentes, 4 populations sont connues : 3 dans la Vienne (Vouneuil-sur-Vienne, Lussac-les-Châteaux et Montmorillon) et 1 dans les Deux-Sèvres (Boussais). Elle semble avoir disparu de la Charente, où les dernières mentions de l’espèce remontent au début du XXe siècle (Martin, 1907). Même si ses effectifs semblent en augmentation depuis ces dernières années sur les sites connus (Pinail et landes de Lussac), cette espèce figure dans la liste des 7 libellules les plus menacées (au bord de l’extinction) du Poitou-Charentes. Source : Poitou-Charente-Nature. Didier WOLF.

Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata) : A une répartition de type holarctique. Elle est présente en Amérique du nord, en Europe, en Asie et en Afrique du nord. C’est une des espèces les plus communes d’Europe. En France, l’espèce est présente sur l’ensemble du territoire et se rencontre jusqu’à 2 200 mètres d’altitude dans les Pyrénées. On la trouve dans les quatre départements du Poitou-Charentes. Bien que très localisée, avec une distribution morcelée, elle peut être relativement abondante sur certains secteurs, notamment sur les mares et étangs des zones de bocage : au nord-ouest des Deux-Sèvres, sur les Terres de brandes de la Vienne, dans le Confolentais et le Montbronnais en Charente. Les marais de Rochefort et la Double saintongeaise hébergent également d’importantes populations. Elle a été observée sur 223 communes (19%) de la région. Source : Poitou-Charente-Nature. Didier WOLF.

Turquoise des centaurées (Jordanita chloros) : Présente une coloration vert métallique variable selon la fraîcheur des individus, tirant parfois sur le bleu. Les ailes postérieures sont uniformément gris brunâtre. Les Jordanita se caractérisent par leurs antennes effilées et légèrement plumeuses chez les mâles. Cette espèce méditerranéo-asiatique est répandue sur une grande partie du territoire français, mais manque en Bretagne. Espèce univoltine, volant au cours d’une brève période d’apparition, de fin juin à début juillet. Source : internet. Didier WOLF.

Zygène de la petite coronille (Zygaena fausta) : Les Zygaenidae sont tous diurnes. De petite taille, ils ont des ailes allongées. Ils passent beaucoup de temps sur les fleurs, Scabieuses en particulier. Les Zygènes sont noir et rouge ou orange. Cette Zygène est petite, avec un collier rouge ou orange, avec des taches rouges ou oranges étendues et un anneau abdominal rouge complet. Fréquente les pelouses sèches calcicoles. Observable de fin mai à début novembre. La petite coronille est sa plante hôte. Source : Papillons de France, Tristant LAFRANCHIS. Didier WOLF.

Azuré des cytises (Glaucopsyche alexis) : Ce petit azuré se reconnaît -entre autres- à la superbe coloration bleu éclatante sur la base du verso de l’aile antérieure. Ce papillon univoltin (une seule génération en vol chaque année) se croise essentiellement en mai-juin, sur tout type de terrain ouvert car il dispose de nombreuses plantes-hôtes pour nourrir ses chenilles : Genêt des teinturiers (Genista tinctoria), Luzerne cultivée (Medicago sativa), Trèfle commun (Trifolium pratense), Sainfoin cultivé (Onobrychis viciifolia), etc… A l’instar d’autres espèces d’azurés, ses chenilles peuvent être "adoptées" par des colonies de fourmis qui la protègent tout en se nourrissant des sécretions (riches en nutriments) émises par la chenille. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes ; éd. Poitou-Charentes Nature. Fabrice CADILLON.

Piéride de la moutarde (Leptidea sinapis) : Considérée comme la plus fréquente des piérides, elle vole d’avril à septembre dans les prairies bocages, les lisières et les clairières des bois. On peut compter une, deux à trois générations. Ses plantes hôtes sont essentiellement les légumineuses, lotiers, vesces et gesses. Danièle RAINAUD.

Mélitée des centaurées (Melitaea phoebe) : Cette mélitée (la seconde mélitée la plus répandue dans la région) fréquente les milieux ouverts riches en fleurs où se développent ses plantes-hôtes : prairies maigres sèches à hygrophiles, pelouses sèches, friches pauvres, landes, layons forestiers ensoleillés, lisières, bords de route et de voies ferrées…. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes ; éd. Poitou-Charentes Nature. Fabrice CADILLON

Mélitée du plantain (Mélitaea cinxia) : C’est la plus commune des Mélitées. On peut l’observer début avril jusqu’en octobre. Si le plantain lancéolé semble être sa plante hôte favorite, elle apprécie les violettes et les véroniques. Danièle RAINAUD.

Chevalier gambette ou Chevalier à pattes rouge (Tringa totanus) : « entre tous les pays que ou j’ai rencontré ce petit chevalier à pattes rouges, l’Islande s’impose à mon souvenir, et là le Myvatn. Sur les rives marécageuses du « Lac des Mouches » qui est aussi le laces oiseaux, la voix du Gambette domine partout dans le concert des bécassines et des courlis corlieux » - Source : limicoles, gangas et pigeons d’Europe de Paul Géroudet. Oiseau nicheur en Camargue, dans les marais salants de l’Aude, la Vendée et la Brière, ses effectifs ont tendance à diminuer, vu l’assèchement et la mise en culture des marais. Espèce chassable. Danièle RAINAUD.

Faucon pèlerin (Falco peregrinus) : Est un oiseau rupestre qui utilise les falaises aussi bien comme point d’observation élevé pour la chasse que pour nicher. Ses plus fortes densités se trouvent dans les régions riches en proies potentielles et où les escarpements rocheux sont nombreux. En France, il est cantonné aux falaises côtières de la Manche, ou le long des fleuves de plaine et jusque vers 2 000 m d’altitude dans les Alpes. Quand les populations rupestres sont à saturation, le pèlerin investit carrières et constructions humaines élevées, jusque dans les grandes agglomérations ou dans les arbres, pour se reproduire. Lors de piqués verticaux depuis une très grande hauteur, sa vitesse peut dépasser 350 km/h. La femelle, plus lourde, atteint des vitesses encore plus élevées. Source : http://www.oiseaux.net Didier WOLF.

Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) : Est une espèce citadine, on la rencontre souvent en ville à proximité de l’Homme dont elle utilise ses installations pour nicher. Elle a toutefois tendance à déserter le cœur des villes et préférer la périphérie si l’agglomération prend trop d’importance. Elle niche également dans les zones rocheuses de régions inhabitées (sur les falaises), au coeur de nombreux petits villages et de fermes ou bâtiments isolés. L’espèce est très grégaire tout au long de l’année et se reproduit en colonie, divisée elle-même en sous-colonies. Les adultes sont agressifs à proximité immédiate du nid. Elle est est migratrice. En avril, les hirondelles de fenêtre reviennent de leur hivernage au sud du Sahara, pour occuper leur zone de nidification en Europe et en Asie. La migration dure, selon la distance, entre 40-60 jours, lors desquels elles parcourent jusqu’à 10000 km. Après la période de nidification, en septembre, les hirondelles de fenêtre débutent leur migration vers le site d’hivernage. L’espèce est en déclin en France (où la population a chuté de 40 % en vingt ans) comme dans de nombreux pays européens (Allemagne, Benelux, Pologne, Turquie, Scandinavie). Les principales difficultés rencontrées, sont la pollution atmosphérique, l’usage massif des pesticides (qui font disparaître les insectes) et l’inhospitalité des façades des maisons modernes, voire l’inhospitalité des habitants eux-mêmes : chaque année, on constate de nombreuses destructions illégales de nids d’hirondelles, même si cette infraction est passible d’une amende de 9 000 euros et d’une peine d’emprisonnement de six mois. Espèce protégée. Source : Internet Didier WOLF.

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Rosier des chiens, 16_05_2018, Sandrine CADILLON Glaïeul sp., 16_05_2018, Mesnac, Réjane Pâquereau Glaïeul sp., 16_05_2018, Mesnac, Réjane Pâquereau Ornithogale des Pyrénées, 16_05_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Ornithogale des Pyrénées, 16_05_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Marguerite commune, 16_05_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Compagnon rouge, 10_05_2018, Danièle RAINAUD Géranium sanguin, 19_05_2018,Bois-brûlé la Couronne, Albert & Monique (...) Géranium sanguin, 19_05_2018,Bois-brûlé la Couronne, Albert & Monique (...) Campanule à feuilles de pêcher, 27_05_2018, Agris, Albert & Monique (...) Campanule à feuilles de pêcher, 27_05_2018, Agris, Albert & Monique (...) Lin d'Autriche, 19_05_2018, Claix, Albert & Monique (...) Lin d'Autriche, 19_05_2018, Claix, Albert & Monique (...) Nénuphar blanc, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Orchis pourpre, 25_04_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Orchis pourpre, 25_04_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Orchis moucheron, 16_05_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Orchis moucheron, 16_05_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Orchis verdâtre, 16_05_2018, Juignac,Sabine CADILLON Orchis verdâtre, 16_05_2018, Juignac,Sabine CADILLON Orchis des bruyères, 17_05_2018, Soyaux, Fabrice CADILLON Ophrys frelon, 30_04_2018, Didier WOLF Triton crêté femelle, 23_05_2018, Jauldes, Didier WOLF Andrène cendrée, 05_04_2018, Mouthiers (16), Réjane Pâquereau Frelon européen, 24_05_2018, Rancogne, Didier WOLF Petit Capricorne, 11_05_2018, Mouthiers (16), Réjane Pâquereau Petit Capricorne, 11_05_2018, Douzat (16), Réjane Pâquereau Petit Capricorne, 11_05_2018, Douzat (16), Réjane Pâquereau Petit capricorne, 12_05_2017, Péreuil, Fabrice CADILLON Cardinal à tête rouge, 26_04_2018, Barbezieux (16), Réjane Pâquereau Téléphore fauve, 24_05_2018, St-Pierre d'Amilly, Réjane Pâquereau Téléphore sombre, 26_04_2018, Barbezieux, Réjane Pâquereau Empuse pennée, 16_05_2018, Juignac, Fabrice CADILLON Ascalaphe soufré, 20_05_2018, Danièle RAINAUD Ascalaphe soufré_16 05 2018, Juignac, Fabrice CADILLON Ascalaphe soufré_16 05 2018, Juignac, Fabrice CADILLON Ascalaphe soufré_16 05 2018, Juignac, Fabrice CADILLON Anax empereur, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Anax empereur, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Anax empereur, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Gomphe à pattes noires, 24_05_2018, Montbron, Didier WOLF Gomphe à pattes noires, 24_05_2018, Montbron, Didier WOLF Gomphe à pattes noires, 24_05_2018, Montbron, Didier WOLF Cordulie bronzée, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Cordulie bronzée, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Cordulie bronzée, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Cordulie bronzée, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Leucorrhine à gros thorax, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Leucorrhine à gros thorax, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Leucorrhine à gros thorax, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Leucorrhine à gros thorax, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Libellule à quatre taches, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Libellule à quatre taches, 21_05_2018, Le Pinail, Didier WOLF Turquoise des centaurées, 30_05_2018, Jauldes, Didier WOLF Zygène de la petite coronille, 30_05_2018, Jauldes, Didier WOLF Azuré des cytises, 16_05_2018, Fabrice CADILLON Azuré des cytises, 16_05_2018, Fabrice CADILLON Piéride de la moutarde, 10_05_2018, Danièle RAINAUD Mélitée des centaurées, 16 05 2018, Juignac, Fabrice CADILLON Mélitée des centaurées, 16 05 2018, Juignac, Fabrice CADILLON Mélitée du plantain, 20_05_2018, Danièle RAINAUD Chevalier gambette, 14_05_2018, Danièle RAINAUD Chevalier gambette, 14_05_2018, Danièle RAINAUD Faucon pèlerin, 21_05_2018, Mérigny, Didier WOLF Faucon pèlerin, 21_05_2018, Mérigny, Didier WOLF Faucon pèlerin, 21_05_2018, Mérigny, Didier WOLF Hirondelle de fenêtre, 20_05_2018, Marcillac-Lanville, Didier (...)
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