Photos du mois de Juillet 2018

vendredi 6 juillet 2018 par WOLF Didier (Bénévole)

Coquelicot (Papaver rhoeas) : Une des plus populaires de nos fleurs des champs, spontanée dans les terrains fraîchement remués mais en régression, "mauvaise herbe" chassée des cultures par l’évolution de l’agriculture. D’abord écrit coquelicoq (1545), son nom est une variante de l’ancien français coquerico, désignant le coq par onomatopée. Le rouge un penché de la fleur et de la crête du coq ont fait filer la métaphore. Cette Papavéracée (Papaver = pavot en latin) a un cycle biologique adapté à la culture des céréales, floraison et mise à graines intervenant avant la moisson. Un pied de coquelicot, ce sont des milliers de graines qui peuvent rester dormantes dans le sol plusieurs années et profiter d’un labour ou autre pour retrouver la surface et germer. Talus, bords des champs, friches temporaires, parfois toute une parcelle de colza ou de luzerne, les interstices d’un mur, toute situation lui convient pourvu que la graine se retrouve près de la surface du sol. Papaver rhoeas, mais aussi P. dubium, P. hybridum et P. argenome, d’autres espèces de pavots à fleurs rouges, plus rares et à rechercher dans le cadre de l’enquête messicoles. Le Coquelicot, c’est aussi un usage médicinal pour ses vertus soporifiques et alimentaire surtout pour ses graines, une plante ornementale à travers ses nombreux cultivars et toute une moisson de symboles. Lié au sommeil dans les sociétés antiques (Morphée, dieu des Songes), fleur du Souvenir au Canada et dans certains pays du Commonwealth à l’égal du Bleuet de France, on le retrouve jusque dans les comptines de notre enfance "Gentil coq’licot, Mesdames" ou dans la chanson de Mouloudji "Comme un p’tit coquelicot"… et pour nous, de mai à juillet, comme un clin d’oeil de l’été à travers l’intensité éphémère de son rouge coquelicot. Réjane Pâquereau.

Bleuet (Centaurea cyanus) : Est une plante annuelle ou parfois bisannuelle de la famille des Astéracées, distribuée dans l’Europe et l’Asie. Bien qu’à l’origine son milieu de vie soit les champs céréaliers ou les décombres. Elle se développe, fleurit et produit des semences en une année. Elle germe en hiver puis fleurit de mai à juillet et meurt. Elle forme une plante toute en hauteur qui peut atteindre 80 cm de hauteur. Ses tiges bien verticales sont ramifiées, les feuilles sont étroites et velues, de couleur gris clair. Les fleurs sont portées aux extrémités des branches. Elles sont réunies en capitule. Les fleurs présentent des ligules bien développées et divisées, d’un bleu profond. Les fleurs centrales sont plus foncées. Le bleuet des champs est hermaphrodite, mais nécessite une pollinisation croisée pour produire des graines. C’est une plante mellifère. Les graines sont dispersées par le vent. Il existe naturellement des formes sauvages blanches ou roses, de façon sporadique. Source : https://fr.wikipedia.org/ Didier WOLF.

Oeillet des Chartreux (Dianthus carthusianorum)L. : Son nom provient du grec dias : jour ou Jupiter et anthos : fleur Dianthus signifie en grec « fleur de zeus ». C’est une belle plante vivace au feuillage très linéaire vert et à floraison estivale appartenant à la famille des Caryophyllacées. Cet œillet est facilement reconnaissable à ses grandes fleurs roses groupées en fascicules denses. Regardée de près, à la loupe, chaque fleur laisse apparaître de fins poils brillants posés sur la face des pétales. Il est présent en plaine mais aussi en montagne dans les prairies sèches et les rocailles ensoleillées. Il peut faire l’objet d’une règlementation préfectorale permanente ou temporaire dans certains départements. Albert & Monique BRUN.

Bugrane jaune (Ononis natrix)L. : cette plante vivace appelée aussi coqsigrue, ligneuse à sa base possède une tige couverte de poils gluants et des feuilles à 3 folioles oblongues, denticulées. Ses fleurs, à l’aisselle des feuilles, sont d’un beau jaune, striées de pourpre. Cette Fabacée pousse dans les sous-bois rocailleux, sur les pelouses sèches et les talus, sur sols plutôt basiques ou légèrement acides. Albert & Monique BRUN.

Inule des montagnes (Inula montana) L. : Cette plante vivace à tige dressée, blanchâtre-laineuse, porte des feuilles lancéolées et étroites. Les capitules jaunes généralement solitaires sont composés au centre de fleurs sans ligules, et à l’extérieur de fleurs ligulées rayonnantes dépassant longuement l’involucre. Cette belle Astéracée affectionne les sols pierreux et les pelouses calcaires ; elle les agrémente lorsque les petites plantes annuelles ont quasiment terminé leur cycle végétal. Elle est présente dans la moitié sud de la France, sauf dans quelques départements comme les Landes, la Gironde, la Haute-Vienne, la Creuse et l’Allier. Albert & Monique BRUN.

Rorippe amphibie (Rorippa amphibia):Est une plante herbacée de la famille des Brassicacées. Aussi appelée Cresson amphibie à fleurs jaunes des zones vaseuses, à tiges rampantes à la base, à feuilles entières et dentées irrégulièrement. Les fruits (silicules) sont plus courts que les pédicelles. La tige est creuse, avec une consistance herbacée, à section ronde. Elle a une surface cannelée, et elle est glabre ou pubescente (à la base). Les feuilles sont alternes, avec une base simple (feuilles basales) ou embrassante (feuilles supérieures) formant des oreillettes rondes. Les fleurs sont portées par un pédoncule long et glabre 3-4 fois plus long que les silicules. Elles présentent 6 étamines libres de même taille. Les filets des étamines sont glabres. Le pistil est surmonté d’un seul style et d’un seul stigmate discoïde. Elle fleurit de juin à septembre. Statut de conservation UICN : LC : Préoccupation mineure. Didier WOLF.

Petite centaurée commune (Centaurium erythraea) : Origine du nom : vient du grec « centaurium », le centaure -créature de la mythologie greque, mi homme mi cheval- et « erythrea » qui signifie rouge. Cette plante aurait guéri le centaure de sa blessure infligée par l’hydre à neuf têtes ! Est une annuelle ou bisannuelle de la famille des Gentianacées. Plante plutôt basse, formant généralement une tige érigée solitaire aux extrémités ramifiées, aux feuilles basales en rosette, aux fleurs roses en cymes bipares. Elle pousse dans les pâturages humides. Elle est connue également sous le nom d’herbe à fièvre. Fleurit de juillet à septembre. Didier WOLF.

Vipérine (Echium vulgare) : Est une dicotylédone de la famille des Boraginacées, originaire d’Eurasie. C’est une herbacée bisannuelle répandue dans la plupart des régions tempérées du monde, dans les friches et les terres perturbées. Elle se comporte souvent comme une mauvaise herbe des cultures. Elle est toxique à haute dose, notamment pour le bétail, du fait de la présence d’alcaloïdes pyrrolizidiniques. Plante érigée, poilue, aux feuilles à une seule nervure saillante, les basales étant pétiolées ovales lancéolées, les supérieures sessiles étroites. Elle est hermaphrodite. L’inflorescence est une grappe de cymes unipares scorpioïdes. Les fleurs ont une couleur variable selon l’âge, du rose au stade boutons à bleu vif à maturité. Il en existe une forme blanche (albiflora). Elles comptent cinq étamines inégales, très saillantes (à filets rouges et anthères jaunes). La pollinisation est entomogame. La vipérine commune est une plante mellifère qui exerce une forte attirance sur les abeilles, les bourdons et les papillons. Elle leur fournit un abondant nectar pendant plusieurs semaines consécutives. Source : https://fr.wikipedia.org/ Didier WOLF.

Lobélie urens (Lobelia urens) : Appelée également Lobélie brûlante ou cardinale des marais est une plante herbacée de la famille des Campanulacées. De hauteur moyenne (15-40 cm), assez discrète, pousse dans les endroits humides. Les fleurs sont petites (5 mm), bleu pâle indigo. Didier WOLF.

Hoplie bleue (Hoplia coerulea) : Du bleu turquoise à l’assaut des brins d’herbe, parfois bien en évidence en haut des tiges. C’est là que les mâles, soulevant leurs pattes arrière, libèrent les phéromones qui attireront les femelles. De couleur brunâtre, celles-ci, plus discrètes, vivent cachées au pied des plantes. Elles ne sortiraient que vers midi, lors des plus chaudes journées de juin et leur présence se révélerait par l’approche des mâles visibles en nombre. Juin 2018 et ses pics de chaleur pourrait être favorable à la reproduction de l’espèce ! L’insecte, récemment reclassé parmi les Scarabaeidés, peut être observé du Sud-Ouest au centre de la France, dans les milieux humides, en bordure de cours d’eau comme ici lors d’une sortie botanique organisée par Charente Nature. L’espèce n’est pas courante même si on peut tomber sur "des stations où les individus sont en populations fournies" (SFO-PCV Orchidées Poitou-Charentes Vendée). Réjane Pâquereau.

Rutelle velue (Anisoplia villosa) : Un petit hanneton étonnamment accroché par les griffes à une tige de graminée. De coloration variable, l’insecte ressemble à d’autres Rutelidés difficiles à différencier. L’adulte se nourrit de pollen et des grains en formation sur diverses Graminées, la larve rhizophage vivant elle au niveau des racines de ces mêmes plantes. Comme pour l’Hoplie bleue, soleil et chaleur favorisaient semble-t-il ce jour-là la diffusion des phéromones et les rencontres entre mâles et femelles. Réjane Pâquereau.

Gnorimus noble (Gnorimus nobilis) ou Verdet : Vert métallique, cuivreux parfois noirâtre, plus ou mois moucheté de blanc, l’insecte ressemble à la Cétoine dorée (Cetonia aurata) mais le thorax est rétréci à l’arrière et les élytres semblent bosselés, laissant dépasser à l’arrière le dernier segment abdominal. La femelle pond dans les vieilles souches pourrissantes où les larves de type "ver blanc" pourront se développer. De la ponte à l’émergence de l’imago, le cycle complet dure deux ans. L’adulte, visible de mai à août, aime butiner au soleil, bien en vue sur diverses inflorescences, ici sur Berce commune (Heracleum sphondylium) ou Ronce (Rubus sp.). Les clairières ensoleillées, les lisières, les bords de cours d’eau, voire les jardins, un habitat "classique" qui n’explique pas la raréfaction de l’espèce. Réjane Pâquereau.

Moro-sphinx (Macroglossum stellatarum) : Ou Sphinx colibri, Sphinx du caille-lait est une espèce diurne de lépidoptères de la famille des Sphingidés. Brun beige au corps trapu, le Moro-sphinx possède une très longue trompe pour butiner les fleurs, souvent violettes, bleues ou blanches, en vol stationnaire à la manière des oiseaux-mouches. Il butine généralement le nectar des fleurs que les autres insectes ne peuvent atteindre. Il affectionne les sauges, les lavandes. Il reste parfois "coincé" par sa trompe dans certaines fleurs au tube de la corolle trop étroit. Son vol est d’une précision et d’une rapidité peu communes. Il peut voler à 50 km/h, 40 km/h en moyenne, ce qui le place parmi les papillons les plus rapides. Les imagos volent habituellement en Europe d’avril à août mais ils peuvent être présents également en septembre (2 générations annuelles). Cet insecte migrateur peut se rencontrer presque partout dans l’hémisphère nord en été, mais en hiver il réside uniquement dans les climats tempérés les plus chauds. Source : https://fr.wikipedia.org/ Didier WOLF.

Sphinx gazé (Hemaris fuciformis) : Est un lépidoptère appartenant à la famille des Sphingidés. Nettement moins fréquent que son cousin le Moro-sphinx, le "Gazé" doit son nom commun à la transparence de ses ailes. L’appellation scientifique fait quant à elle référence à la bordure rougeâtre des dites ailes (Hemaris), et d’autre part à l’abondante pilosité, laquelle lui donne un aspect "en forme de bourdon" (fuciformis). A l’émergence, les parties habituellement transparentes des ailes du Gazé sont en effet entièrement recouvertes d’écailles grisâtres qui tombent lors des premiers vols. Est un hôte des lisières boisées, des grandes allées forestières, des jachères, des carrières abandonnées, mais il peut venir visiter vos plates-bandes fleuries, ou votre très apprécié buddleia. Suivant les régions ce papillon s’observe de Mai à Août, en 1 ou 2 générations. Didier WOLF.

Azuré du serpolet (Maculina arion) : Fréquente des milieux relativement ouverts et chauds, à végétation herbacée rase, et légèrement embuissonnés. Il occupe les pelouses sèches, prairies maigres, friches sèches et d’ourlets thermophiles sur substrat calcaire. Il est essentiellement lié aux formations rases et riches en Origan (Origanum vulgare). Les buissons sont nécessaires à l’installation des colonies de fourmis-hôtes ; ils sont utilisés également comme lieu de repos par les papillons adultes. Les adultes volent de mai à août en une seule génération. L’Azuré du serpolet est une espèce myrmécophile : le dernier stade larvaire se déroule dans les fourmilières de Myrmica sabuleti. Les chenilles y sont nourries par trophallaxie. Les adultes sont floricoles. Il est en danger d’extinction à l’échelle européenne et a disparu de certains pays comme les Pays-Bas. Il est présent dans de nombreux départements français, mais est souvent localisé et plus menacé au nord qu’au sud. L’espèce est menacée par la disparition de son habitat. L’abandon du pâturage, suivi de la fermeture des milieux, sont une cause majeure de sa régression. Il est par ailleurs très sensible à la fragmentation de ses biotopes. L’emploi de biocides, la destruction des fourmilières ou une fauche trop précoce sont mis en cause dans la disparition de certaines populations. Le Poitou-Charentes abrite un important réseau de populations. Les principales sont situées en Charente-Maritime, dans le tiers sud des Deux-Sèvres, le bassin de la Charente et le centre de la Vienne. Source : internet, Papillons de jour du Poitou-Charentes (Ed.PCN). Didier WOLF.

Paon du jour (Inachis io) : Ce magnifique papillon est commun et répandu dans notre région. Il hiberne à l’état adulte dans un arbre creux, une cave, une grotte, voire une pièce peu chauffée d’une habitation. A la sortie de l’hiver, il met en route une nouvelle génération qui émerge en juin. Cette seconde génération donne elle-mėme naissance à une troisième génération qui émerge en août. Les conditions météorologiques peuvent toutefois modifier ce calendrier. Les chenilles se nourrissent sur l’Ortie dioïque (Urtica dioica) et peuvent être parasitées par des larves de tachinaires, aussi appelées "mouches des chenilles". Source : Papillons de jour du Poitou Charentes (éd. PCN). Fabrice CADILLON.

Machaon (Papilio machaon) : Avec une envergure atteignant couramment les 90 mm, le Machaon compte parmi les plus grands et les plus beaux de nos Rhopalocères, nos papillons diurnes. De la Famille des Papilionidés, représentée en France par une petite dizaine d’espèces. C’est le plus largement répandu de nos "porte-queues", dénomination faisant référence aux fins prolongement des ailes postérieures. C’est aussi le plus commun. Printanier il émerge à partir de la fin-mars et vole sur une longue période jusqu’à la fin du mois d’octobre, en deux générations annuelles. Les deux pics de vol, correspondent aux deux générations annuelles, sont notés respectivement aux premiers jours de mai, puis de juillet. En Poitou-Charentes, il fréquente les milieux ouverts secs à légèrement humides. On le retrouve sur les prairies fleuries, les lisières et clairières forestières, les friches et jachères agricoles, les jardins… Excellent voilier, il peut effectuer de longues distances, loin des terres qui l’ont vu naître. L’espèce passe l’hiver au stade nymphal. L’imago butine les fleurs de nombreuses plantes sauvages dont les centaurées, les scabieuses, les trèfles et l’eupatoire, ainsi que les fleurs des jardins, comme le buddleia. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes (Ed.PCN). Didier WOLF.

Piéride du chou (Pieris brassicae) : Espèce commune dont l’abondance peut beaucoup varier d’une année sur l’autre. Les imagos volent de mars à octobre et les chenilles se nourrissent sur les différentes variétés de choux. En plus des pesticides, ces papillons sont victimes de parasites qui peuvent toucher 50 à 90% des chenilles. Fabrice CADILLON.

Gazé ou Piéride de l’aubépine (Aporia crataegi) : Très largement répandu, le Gazé est l’hôte des orées boisées, allées forestières, friches arborées, zones bocagères humides. Ce papillon n’a qu’une génération annuelle. Il s’observe de Mai à Juillet. Danièle RAINAUD.

Demi-deuil (Melanargia galathea) : Satyriné blanc et noir en damier. Revers avec les même motifs mais beaucoup moins contrastés, et une rangée postdiscale de petits ocelles. Femelle plus grande, avec revers teinté d’ocre jaune. Affectionne les prairies, clairières, talus, bords des routes… abondant presque partout. Le mâle, contrairement à ceux de nombreux autres Rhopalocères, ne guette pas le passage des femelles depuis un perchoir, mais recherche activement en vol celles qui viennent d’émerger parmi les Graminées. L’espèce passe l’hiver au stade de chenille. La nymphose a lieu au printemps près du sol. Les imagos apprécient particulièrement les Astéracées et butinent notamment les scabieuses, centaurées, chardons..Monovoltin, la période de vol s’étend de mi-mai à mi-août. Didier WOLF.

Citron (Gonepteryx rhamni) : Est un petit papillon, unique espèce de son genre, aux ailes vert/jaunes imitant les feuilles mais ayant chacun un point rouge en leur centre. Le mâle a le dessus des ailes jaune citron, et la femelle le dessus des ailes presque blanc. Les mâles comme les femelles ont le dessous des ailes vert pale, ainsi qu’un point rouge au centre de chaque aile. Les ailes sont en forme de feuille. Lorsqu’il se pose sur une fleur, il a toujours les ailes fermées, ce qui lui permet de se confondre avec la végétation. Affectionne l’orée des forêts, les friches, les jardins, les broussailles, et les bords de route. Mais n’ayant pas d’exigences écologiques très spécifiques même s’il affectionne une certaine humidité, il peut se rencontrer pratiquement partout. Lorsqu’il est dérangé ou capturé il tombe dans un état catatonique de mort apparente. Si l’été est trop chaud il rentre en repose pour reprendre ses activités à l’automne. Il sécrète un « antigel » cellulaire qui lui permet de résister à l’hiver sous forme adulte, dans des feuillages persistants comme le lierre. Monovoltin, il est l’un des premiers papillons à voler à la fin de l’hiver. En France métropolitaine c’est un des papillons les plus communs, que l’on peut observer de mi-février à novembre. Didier WOLF.

Grand nacré (Argynnis aglaja) : Est un papillon de taille moyenne assez répandu. Il connait un déclin dans l’ouest. Sa répartition régionale actuelle est liée à celle des grands massifs forestiers, dont la Forêt de la Braconne. Il est identifiable par son recto de couleur orangé vif, suffusé de gris-verdâtre chez la femelle, ornementé de taches formant des festons marginaux puis une ligne de taches rondes et ensuite une ornementation par des traits. Au verso, l’aile antérieure est surtout rose avec des points noirs, tandis que la postérieure est vert clair avec des traces de lignes argentées. Fréquente les prairies fleuries, les lisières et clairières forestières, ainsi que les landes, de préférence en terrain calcaire. Période de vol : Mai à Juillet. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes (Ed.PCN). Didier WOLF.

Miroir (Heteropterus morpheus) : Ou Hespérie à miroirs, est un Hesperiidé des milieux méso-hygrophiles à hygrophiles, caractéristique des prairies oligotrophes et landes humides à bruyères et Molinie, des marais et zones tourbeuses, des vieux boisements clairs. Est présent en Charente dans le secteur de la Double saintongeaise, Forêt de la Braconne et Bois Blancs, et landes de la Charente Limousine. Vole de mi-mai à début septembre en une seule génération. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes (Ed.PCN). Didier WOLF.

Bacchante (Lopinga achine) : En France elle est rare et généralement très localisée ainsi qu’en Poitou-Charentes. Est présente en Forêt de la Braconne et boisements périphériques, ainsi qu’aux alentours d’Angoulême (brandes de Soyaux…) et plus à l’ouest, au nord de Cognac. Fréquente les sous-bois herbacés denses avec une strate arborée ouverte, permettant à la lumière d’atteindre le sol. Les forêts ouvertes, les clairières forestières et les bordures de chemin sont particulièrement favorables. Vole en juin en une seule génération annuelle. Source : Papillons de jour du Poitou-Charentes (Ed.PCN). Didier WOLF.

Tristan (Aphantopus hyperantus) : Papillon brun sombre avec des ocelles, le tristan se pose volontiers avec les ailes repliées, il les ouvre pour capter la chaleur solaire. Il s’observe dans les milieux ouverts, les lisières de forêt, les prairies grasses de la mi-juin au début du mois d’août. Danièle RAINAUD.

Zygène des prés (Zygaena trifolii) : Hétérocère diurne, commun en France. Pas toujours facile à identifier, il suffit d’une petite tache rouge de plus ou de moins ! Le thorax est bombé près de la tête lui donnant une apparence de bossu. Son vol est lent et sonore, car elle émet un bourdonnement causé par le système de vol stationnaire vibrant qu’elle utilise. Elle possède des ailes antérieures d’une couleur noir bleuâtre avec cinq taches rouges alors que les ailes postérieures seraient entièrement rouges si elles n’avaient une bordure externe noire. Son cycle vital est univoltin, les adultes actifs le jour, volent généralement de juin à août. Didier WOLF.

Libellule fauve (Libellula fulva) : Est une espèce du paléarctique occidental. Elle est néanmoins absente des régions nordiques et au Sud, de l’Espagne. En outre, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la moitié méditerranéenne de l’Europe, sa répartition semble plus morcelée. Cette libellule occupe la quasi-totalité du territoire français à l’exception des reliefs. En Poitou-Charentes, l’espèce est largement répandue sur l’ensemble du territoire. Elle vit peu de temps, la période de vol va de fin mai à début août. Dans la région Poitou-Charentes, elle souffre avant tout d’une baisse de la qualité des eaux. L’eutrophisation excessive de certains petits cours d’eau entraîne sa disparition. L’assèchement estival récurrent des ruisseaux et petites rivières en tête de bassin nuit également au bon développement de cette espèce. Source : libellules du Poitou-Charentes (Ed.PCN) Didier WOLF.

Anax empereur (Anax imperator) : Cette espèce doit son nom au fait qu’il s’agit de la plus grande libellule de France. Très agressifs, les mâles patrouillent inlassablement au-dessus de leur territoire et écartent sans ménagement tous les odonates de grande taille. La femelle peut s’observer plus sereinement lorsqu’elle pond ses œufs à la surface de l’eau, sur des végétaux vivants ou morts. Source : Libellules du Poitou Charentes Poitou-Charentes (éd.PCN). Fabrice CADILLON.

Onychogomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus) mâle : Est reconnaissable par son appendice en forme de pince à sucre en bout d’abdomen. Bien que considéré en statut de préocupation mineure cette espèce est menacée par la pollution des eaux qu’elle fréquente et le curage des berges…. Danièle RAINAUD.

Onychogomphe à crochets (Onychogomphus uncatus) : N’est présent qu’au Maghreb, en Péninsule Ibérique, en Italie et en France, où il ne fréquente que les plaines de la moitié sud-ouest du pays, au sud d’une ligne Le Havre-Nice. En Poitou-Charentes, il est assez largement réparti mais semble absent des régions où l’assèchement des petits cours d’eau est désormais chronique. Apprécie les eaux claires, courantes et bien oxygénées, parfois relativement ombragées. C’est une espèce typique des zones d’accélération des ruisseaux et rivières. L’imago s’écarte des cours d’eau en phase de maturation. On l’observe alors dans les prairies, en bordure de chemins, près des boisements. L’espèce demeure assez commune en Poitou-Charentes bien que l’assèchement ou l’arrêt de l’écoulement des rivières (mise en place de micro-barrages et de vannes étanches) l’aient fait disparaître de nombreuses têtes de bassin ou tronçons de cours d’eau. Les opérations de re-calibrage, rectification et curage des rus et ruisselets sont particulièrement défavorables à l’espèce. Vole de mai à septembre. Source : libellules du Poitou-Charentes (Ed.PCN) Didier WOLF.

Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) : Cette espèce présente une aire de répartition très limitée, qui couvre partiellement le Portugal, L’Espagne et la France. La répartition française se limite aux zones de plaine situées au sud d’une ligne Rochefort, Le Mans, Orléans, Lyon et Marseille. En Poitou-Charentes, les principaux bastions de l’espèce sont le fleuve Charente (en amont de Saint-Savinien), les rivières Dronne, Gartempe et Vienne, ainsi que certains de leurs affluents (Lary, Boutonne, Anglin). Elle semble plus ponctuelle ailleurs, notamment en Deux-Sèvres, où une exuvie a récemment été découverte sur la Sèvre niortaise en amont de Niort. Est une espèce des cours d’eau calmes de plaine. En Poitou-Charentes, elle fréquente des rivières, souvent assez profondes, larges de 5 à 80m. Dans plusieurs localités de l’espèce, un déclin récent est observé. Les raisons sont probablement multiples. L’augmentation de la sédimentation du fait d’un débit devenu insuffisant en été et le développement du tourisme fluvial sont les plus évidentes. Vole de mi-juin à fin août. Source : libellules du Poitou-Charentes (Ed.PCN) Didier WOLF.

Buse variable (Buteo buteo) : Rapace le plus commun d’Europe Centrale. Stature compacte, avec une tête rondelette et une queue assez courte. Comme son nom l’indique, plumage aux couleurs très variables, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc. Le bec est courbé dès la base. Sexes semblables, la femelle étant un peu plus grande que le mâle. Son cri ressemble à un miaulement haut perché, souvent répété quand l’oiseau est posé, et surtout quand il vole. Elle s’alimente de petits mammifères qu’elle chasse au sol, mais aussi d’oiseaux, reptiles, batraciens et insectes. La majeure partie des proies sont capturées après avoir été localisées à vue, en volant en cercles à basse altitude, mais aussi à des distances d’une centaine de mètres. On considère que la buse variable a la vue la plus perçante de tous les oiseaux de proie.Elle est sédentaire et très territoriale. Un couple établi sur un territoire y restera toute sa vie. Source : http://www.oiseaux.net/ Didier WOLF.

Lièvre d’Europe (Lepus europaeus) : Est un mammifère de taille moyenne, ne présentant aucun dimorphisme sexuel. Il ressemble au lapin mais est beaucoup plus grand et longiligne (poids moyen des animaux adultes en France : 3.8 kg pour le lièvre d’Europe, contre 1.4 kg pour le lapin de garenne). Ses oreilles sont très nettement plus longues que celles du lapin de garenne. Leurs extrémités, ainsi que le dessus de la queue, sont noirs. Lorsqu’il se déplace, la longueur et la souplesse de ses bonds donnent au lièvre une allure ample et fluide, bien différente de la démarche sautillante du lapin aux bonds courts et rapides. Il mange avant tout des graminées soit issues des prairies naturelles et des banquettes herbeuses, soit cultivées qu’il accompagne de nombreuses autres plantes herbacées, sauvages ou cultivées, dont il aime choisir les parties les plus riches, telles que jeunes pousses ou boutons floraux. Espèce essentiellement nocturne, il passe la plus grande partie du jour au repos dans un gîte, simple dépression dans le sol, dont il change souvent d’un jour à l’autre.La chasse de l’espèce est autorisée dans tous les pays d’Europe. Source : http://www.oncfs.gouv.fr/ Didier WOLF.


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Coquelicots, 02_06_2018, Angeac-Charente, Réjane Pâquereau Coquelicots, 02_06_2018, Angeac-Charente, Réjane Pâquereau Coquelicots, 02_06_2018, Angeac-Charente, Réjane Pâquereau Coquelicots, 08_06_2018, Mouthiers-sur-Boëme, Réjane Pâquereau Bleuet, 09_06_2018, Champniers, Didier WOLF Oeillet des Chartreux, 09_06_2018, Pranzac, Albert & Monique (...) Oeillet des Chartreux, 09_06_2018, Pranzac, Albert & Monique (...) Bugrane jaune, 18_06_2018, Forêt de la Braconne, Albert & Monique (...) Inule des montagnes, 18_06_2018, Forêt de la Braconne, Albert & Monique (...) Rorippe amphibie, 02_06_2018, Jauldes, Didier WOLF Petite centaurée commune, 24_06_2018, Bréville, Didier WOLF Vipérine, 16_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Vipérine, 25_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Lobélie urens, 20_06_2018, Brandes de Soyaux, Didier WOLF Hoplie bleue, 16_06_2018, Pressignac, Réjane Pâquereau Hoplie bleue, 16_06_2018, Pressignac, Réjane Pâquereau Rutelle velue femelle, 07_06_2018, Saint-Sulpice, Réjane Pâquereau Rutelle velue mâle, 07_06_2018, Saint-Sulpice, Réjane Pâquereau Gnorimus nobilis, 16_06_2018, Pressignac, Réjane Pâquereau Gnorimus nobilis, 16_06_2018, Pressignac, Réjane Pâquereau Moro-Sphinx, 25_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Moro-Sphinx, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Moro-Sphinx, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Sphinx gazé, 16_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Sphinx gazé, 18_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Sphinx gazé, 18_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Azuré du serpolet, 18_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Azuré du serpolet, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Paon du jour, 07_06_ 2017_Péreuil_Fabrice CADILLON Machaon, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Machaon, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Machaon, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Machaon, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Piéride du chou, 26_06_ 2017_Péreuil_Fabrice CADILLON Gazé, 01_06_2018, Danièle RAINAUD Gazé, 31_05_2018, Danièle RAINAUD Gazé, 03_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Demi-deuil, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Demi-deuil, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Citron, 25_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Citron, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Citron, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Citron, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Citron, 26_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Grand nacré, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Grand nacré, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Miroir, 13_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Miroir, 13_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Bacchante, 06_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Bacchante, 06_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Tristan, 24_06_2018, Forêt de la Braconne, Danièle RAINAUD Tristan, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Tristan, 27_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Zygène des prés, 09_06_2018, Forêt de la Braconne, Didier WOLF Libellule fauve, 09_06_2018, Anais, Didier WOLF Libellule fauve, 09_06_2018, Anais, Didier WOLF Libellule fauve, 10_06_2018, Anais, Didier WOLF Anax empereur, 29_06_2018, Jonzac, Fabrice CADILLON Onychogomphe à pinces, 23_06_2018, Danièle RAINAUD Onychogomphe à crochets, 19_06_2018, Mouthiers-sur-Boëme, Didier (...) Gomphe de Graslin, 24_06_2018, Sainte-Sévère, Didier WOLF Gomphe de Graslin, 24_06_2018, Sainte-Sévère, Didier WOLF Buse variable, 23_06_2018, Anais, Didier WOLF Buse variable, 23_06_2018, Anais, Didier WOLF Buse variable, 23_06_2018, Anais, Didier WOLF Lièvre d'Europe, 16_06_2018, Bouffanais, Didier WOLF Lièvre d'Europe, 14_06_2018, Anais, Didier WOLF Lièvre d'Europe, 14_06_2018, Anais, Didier WOLF
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