Observatoire de l’eau en Charente

lundi 23 février 2015 par Gilles MARSAT (Administrateur)

Comme à chaque observatoire celui du 11 février 2015 a permis un point fait par le service de météorologie qui signale un déficit de pluie (précipitations) d’environ 17% pour cette période hivernale. L’Observatoire régional de l’environnement en charge des nappes souterraines et cours d’eau confirment cette baisse au relevé des appareils de mesure (piézomètres et débitmètres).

Pour le Conseil général et l’Institution du fleuve Charente qui gèrent les deux retenues charentaises :
- la retenue de Lavaud est remplie à 100%,
- la retenue de Mas Chaban est à 85% car des travaux ont nécessité une vidange partielle. Elle sera remplie avant la campagne d’irrigation. La période d’irrigation de printemps commence le 1er avril jusqu’au 17 juin, la période d’irrigation d’été suit du 17 juin au 1er octobre.

Un débat s’est instauré sur la définition :
- des « volumes autorisés » qui sont une autorisation administrative bien supérieure aux capacités et débits des rivières.
- des « volumes prélevables » qui doivent être compatibles avec le milieu aquatique au moins 8 années sur 10.
- sur la pertinence du « piézomètre » d’Aigre installé dans un lieu inadapté, et un seuil de coupure tel qu’il n’y a jamais d’arrêté d’interruption d’irrigation sur l’Aume-Couture alors que les assecs sont nombreux.

La carte (annexée) montre les nouveaux « organismes uniques » de répartition des volumes par organisme et de gestion des restrictions nécessaires compte tenu des débits ou des assecs des rivières.

Une présentation générale des points communs des différents arrêtés préfectoraux par « organisme unique » nous est faite. La gestion des restrictions se fait en 2 seuils d’alertes pour le printemps et en 3 seuils d’alertes pour l’été.

En été l’atteinte de la première alerte induit une réduction du volume autorisé de 7% mais peut être modifié par une gestion différente de l’eau (irrigation à des heures différentes selon les irrigants). Pour l’alerte renforcée la réduction du volume autorisé est de 5%, les irrigants peuvent modifier la gestion collective de l’eau (pour faire durer) mais ne peuvent dépasser le volume réduit.

La gestion des volumes par « organisme unique » semble harmonisée sur le Poitou-Charentes mais les bassins de Lizonne et Dronne dépendent du Préfet de Dordogne nous n’arrivons pas à obtenir un débit minimum de coupure pour qu’il n’y ait pas d’assec.

Charente Nature a insisté pour que la Direction Départementale des Territoires se rapproche de la préfecture de Dordogne pour améliorer la situation de la Lizonne : pour respecter le débit de crise de 250 l/s, soit ne pas le franchir, le seuil de coupure devrait être fixé à une valeur supérieure.

Le seul changement un peu notable cette année, c’est le début de prise en compte des étangs non réglementaires. Il a été demandé par les uns ou les autres que soient ajoutés ou déplacés certains piézomètres ou débitmètres mais peu de chance d’avoir des modifications à cours terme.

Nous avons réitéré notre demande d’un bilan complet du bassin Son-Sonnette sans se limiter au constat des débits à la station de mesure. Les réserves prévues sont en cours d’étude ou pré-études ou sont en attente de consignes pour savoir comment traiter la partie « aménagement du territoire » prévue dans les textes. Suite aux événements de Sivens, plusieurs experts nationaux regarderont la pertinence des projets de réserves.

Charente Nature participe à l’observatoire comme source d’information mais a précisé qu’elle ne cautionnait pas les arrêtés qui ne prennent pas en compte la nécessité de relever « les seuils de coupures » pour préserver la continuité d’un débit et la possibilité d’évaluer la qualité de l’eau.

De même nous avons demandé une carte des zones humides disparues en particulier avec les nombreuses opérations de drainage initiée par la Chambre d’Agriculture, que le « protocole Etat-Irrigants » soit expliqué à tous les membres de l’observatoire car les services de l’Etat s’en servent pour s’opposer à nos demandes mais sans nous en dire le contenu.

Il s’agit d’un texte qui n’est pas officiel, simple convention, et donc qui ne devrait pas nous être opposable.

Nous avons demandé que si « bassines », terme utilisé par le directeur de la Direction Départementale des Territoires, il devait y avoir :
- relèvement du seuil de coupure de l’irrigation,
- pas d’augmentation de la consommation d’eau sur le bassin et donc que l’ouvrage conduise à une vraie substitution (ce ne semble pas le cas aujourd’hui dans les projets qui sont annoncés).
- qu’il y ait une part « aménagement du territoire » avec reconstitution et préservation de zones humides.

Comme l’année passée ces arrêtés sont en ligne sur le site de la Préfecture du 18 février au 11 mars, chaque personne peut donner son point de vue. Nous vous invitons à prendre connaissance des documents en ligne, et nous communiquerons nos observations sur notre site après notre commission eau du 27 février.

Carte

Carte des zones de gestion - organismes uniques de gestion collective (OUGC)

Gilles MARSAT

Administrateur


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